PER ou assurance-vie : quelle différence en 2026 ?
Le PER et l'assurance-vie sont les deux piliers de l'épargne longue en France, mais ils ne jouent pas le même rôle. Le PER concentre l'avantage fiscal à l'entrée : vos versements sont déductibles du revenu imposable, dans la limite de votre plafond (jusqu'à 37 680 € pour un salarié en 2026). L'assurance-vie privilégie la souplesse à la sortie et la transmission : le capital reste disponible à tout moment et bénéficie d'une fiscalité successorale exceptionnelle.
| Critère | PER | Assurance-vie |
|---|---|---|
| Déduction à l'entrée | Oui (selon plafond) | Non |
| Disponibilité du capital | Bloqué jusqu'à la retraite* | Disponible à tout moment |
| Fiscalité des gains après 8 ans | PFU 31,4 %** | 7,5 % + PS jusqu'à 150 000 € de primes |
| Prélèvements sociaux | 18,6 % (LFSS 2026) | 17,2 % |
| Abattement succession (avant 70 ans) | Non spécifique | 152 500 € par bénéficiaire |
*Déblocage anticipé possible (achat résidence principale, accidents de la vie). **Sur la part correspondant aux versements déduits.
Quelle fiscalité à la sortie ?
C'est le point où l'assurance-vie garde une longueur d'avance. Après 8 ans, ses gains ne sont taxés qu'à 7,5 % (jusqu'à 150 000 € de primes), après un abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple). Les prélèvements sociaux restent à 17,2 %.
Le PER, lui, a vu ses prélèvements sociaux portés à 18,6 % par la LFSS 2026, tandis que l'assurance-vie a été explicitement exclue de cette hausse. La sortie du PER est aussi plus lourde : la part correspondant aux versements déduits est réintégrée au revenu imposable, et les gains sont soumis au PFU de 31,4 %.
L'assurance-vie reste en 2026 l'enveloppe la mieux traitée fiscalement à la sortie. Le PER, lui, tire sa force de l'économie d'impôt immédiate. (Source : lois de finances 2025-2026)
Transmission : l'atout majeur de l'assurance-vie
Pour la succession, l'assurance-vie est difficile à battre. Les primes versées avant 70 ans bénéficient d'un abattement de 152 500 € par bénéficiaire, puis d'une taxation forfaitaire de 20 % jusqu'à 852 500 €. Après 70 ans, les gains générés sur les primes restent intégralement exonérés de droits de succession.
Le PER a perdu du terrain sur ce point : depuis 2026, les versements après 70 ans ne sont plus déductibles et les gains sont inclus dans la succession. L'assurance-vie redevient donc l'outil de transmission de référence pour les épargnants seniors.
Alors, lequel choisir en 2026 ?
La réponse n'est pas « l'un ou l'autre » mais « les deux, selon l'horizon » :
- TMI élevée (30 % et plus) et objectif retraite : privilégiez le PER pour l'économie d'impôt. Un cadre à 41 % de TMI transforme 5 000 € versés en 2 050 € d'économie immédiate.
- Besoin de liquidité et transmission : l'assurance-vie reste incontournable pour sa disponibilité et son abattement successoral.
- Stratégie optimale : combiner les deux — le PER pour défiscaliser pendant la vie active, l'assurance-vie pour la souplesse et l'héritage.
Pour calculer votre plafond de déduction et choisir le meilleur plan, consultez notre guide plafonds et fiscalité du PER 2026, et comparez les meilleurs PER du marché.